écouter son grand-père mourir

bukowski

Charles Bukowski - 90 minutes in hell

A écouter une fois avant de l’effacer simplement. Parfois, quand j’écoute la radio à 5h du matin, je tombe sur des leçons inaugurales au Collège de France de professeurs de botanique de l’ère carolingienne. Passées les 2 premières minutes d’introduction générale et les mondanités, l’attention se relâche naturellement et on retombe dans les angoisses de fin de nuit. Le récit monotone du prof qu’on imagine frétillant de toute sa chair sur sa chaire, et le jour qui vient poindre dans la chambre à travers les interstices du volet encore humide de l’averse de cette nuit, et les oiseaux qui chantent depuis déjà une heure sur les arbres lavés. C’est la fin de la cassette Fantasia, et le jour s’est encore levé cette fois-ci.

Bukowski respire, s’ennuie lui-même dans le labeur de ses lectures, s’enfonce dans son fauteil défoncé, et ne fait pas d’effort. 90 minutes en enfer, 58 minutes pour vivre, 4 minutes (ft. Timberlake), 60 secondes chrono. Des oeuvres sur une affaire de timing.

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One Response to “écouter son grand-père mourir”

les arbres lavés

jean tarace added these pithy words on May 06 08 at 11:37 pm

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