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Peu de femmes politiques réussissent à m’émouvoir, pour une raison très simple. La politique, déjà complexée parce qu’elle tente de mêler la raison et le sacré, n’a pas voulu s’embarrasser en plus d’une contrainte sexuelle. C’est pourquoi, quand on te dit « femme politique », tu hoches poliment la tête, mais t’as quand même envie de rire. En vrac, dans l’histoire, tu penses d’abord à la femme politique originelle, Jeanne d’Arc, dont l’histoire invraisemblable fait encore rougir toutes les prétendantes envieuses. Puis, viennent très vite les plus marquantes, Margaret Thatcher, Condoleeza Rice, Angela Merkel et la meuf de Clinton, dernièrement. Localement, on dira Simone Veil, Martine Aubry, Christine Boutin, MAM… Des filles super, en somme. Qui ont dû renier leur potentiel érotique pour pouvoir faire ce boulot d’hommes / d’Hommes, soit par la force des choses, soit par choix, oui. Là encore, on a très envie de se marrer, mais s’il te plaît, continuons encore un peu.
Alors okay, il y a des exceptions. Benazir Bhutto était bien salope quand elle était jeune, avant de ressembler à Nana Mouskouri après trop de grossesses, et aussi avant de crever, ouais. La mort n’arrange pas, et la défaite électorale non plus, ce qui n’empêche pas Ségolène Royal de se bonifier avec le temps, à notre plus grand étonnement. Mais vraiment. Si tout ça suit son cours, à 60 ans, elle sera incroyable, ça m’inquiète un peu. Et enfin, le discrédit au sein de son propre parti, aux seins et à la barbe de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). Pfff, cette meuf, olala. Toutes les photos ne lui rendent pas justice, mais les vidéos disponibles sont vraiment impressionnantes, il faut vraiment les voir. Et on commence à comprendre quand est-ce que les femmes redeviennent femmes dans la politique. C’est précisément quand elles en sortent, par l’échec donc, par le contrecoup, voire l’assassinat. Je m’en fous des femmes blessées hein, mais celles qui se sont montrées incompétentes avouent du même coup qu’elles sont complètement sexualisées. Et c’est très bien.
NKM. Elle me rappelle mon année de 1ère option Sciences de l’Ingénieur. Un lycée de garçons, avec un club informatique très développé comme tu peux l’imaginer. Des cours assez chiants, une ambiance bourrin et quelques moments de grâce dans la semaine, notamment dans ce cours d’Histoire-Géographie. Une prof fraîchement émoulue de l’IUFM, avec quelques restes de l’étudiante un peu pute qu’elle a été. La bonne surprise de la rentrée. Puis au 2e trimestre, le doute n’est plus permis, elle est enceinte. Ma première émotion pour une femme enceinte, je crois que toute la classe se touchait le soir en pensant à elle. Pas parce que « la vie grandit en elle » (gros ta gueule) mais parce qu’elle exhibe la preuve qu’elle est sexuellement active, ce qui est très beau montré de cette façon. Voilà, la découverte de la grossesse d’une femme, c’est joli et triste, triste parce qu’il y a aussi la certitude d’une vie qui se verrouille, et que c’est la merde. La vraie merde, pour elle et pour nous tous. Le remplaçant au 3e trimestre, masculin, benêt et maniant difficilement les bases de la langue française a payé le prix d’un gros baby blues collectif. Il s’est fait tej.
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