(c)Loverfield

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je rentrais chez moi il devait être sept heure trente. je me suis aperçu que le mot “cloverfield” était tatoué sur la chaussée. il devait être là depuis un bout de temps, tout piétiné et blanc cassé. j’ai passé mon chemin, j’avais des commissions à faire.

et puis un ami a aimé, il l’a lourdement fait savoir. son insistance m’a décidé. je me suis donc exécuté avec deux ou trois mois de délai. le film est très bon : le narrateur se balade caméscope au poing pendant une heure. c’est pas forcément très bien rendu par le réal à l’écran., la caméra bouge parfois, quelques effets de mise au point et puis du flou aussi histoire de faire vrai film amateur. l’intérêt n’est pas là.

l’action débute avec une fête d’adieu (évidemment). on demande à un mec de faire le tour des invités pour recueillir les éventuels témoignages d’amitié en vidéo. c’est anecdotique comme tout tu vois c’est mondain et social. et puis l’événement survient, un monstre casse des choses. le fil des catastrophes débute. le témoignage prend de la valeur, le film gagne en intérêt. on transite d’un coup vers l’historique. ce qui doit être montré. le film prend parce que l’identification fonctionne, on reste dans la réalité, la transition entre les deux mondes s’opère à l’écran mais jamais définitivement. le monde d’avant cotoie le monde défait. le passage est toujours remis en cause par d’habiles retours sur la passé. le passé ici c’est l’idylle amoureuse (la cassette du caméscope que l’on est en train d’écraser).
la toute fin du film, très belle mort des amants, moitié suggestion moitié happy end. joue également sur ce procédé doublon.

bon après le film est également politique, c’est Manhattan et il y a des tours endommagées. l’armée américaine ne peut pas lutter. ils ont l’air cons. il y a beaucoup d’action mais ce n’est pas désagréable. le placement produit sephora est bien. deux lignes noires une ligne blanche.
il faudrait plus parler du caméscope. c’est la figure essentielle du film. on le garde près de soi. j’aimerais bien plus réfléchir sur la représentation. il a distance par rapport au réel et pourtant non. et puis le caméscope c’est surtout les vidéos de ben laden et de toute sa clique, tes vidéos de vacances. des vidéos des otages à leur familles, les vidéos d’humiliation.

10/13

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One Response to “(c)Loverfield”

t’as vu?

mat added these pithy words on Apr 12 08 at 11:35 am

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