La grande illusion.

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j’ai vraiment la flemme de mettre ca en forme.

La concurrence est rude cette année à Cannes, bien des films pouvaient pretendre au titre de film le plus à chier. Pourtant un long métrage se détache du lot, il s’agit de la méditation poétique sobrement intitulée le scaphandre et la papillon par Schabel?? . Les premières 20 minutes sont floues, ce qui n’aide pas à se mettre les spectateurs dans la poche, on peut d’abord croire à un parti pris du réalisateur, acquiescer devant la vue subjective audacieuse et embuée et puis très vite l’ennui prend le dessus. Sur youtube et youporn les gens ont aussi parfois des difficultés à placer leur webcam; ca rend rien tu vois. On ne voit qu’un bout de sein ou qu’un demi visage. Ce truc à recu le Prix de la mise en scène à Cannes. Si toutefois le spectateur venait à survivre à cette première demi heure myope hypermétrope astigmate, d’autres embuches l’attendent.

Parmi les enseignements du film, quand la vie s’arrète, on réfléchit, évidemment/
Résumé du film, un mec paralysé et privé de parole se sent seul, révélation. Le mec se fait chier. Putain. La salle semble heureuse de l’apprendre: ce qui faisait par exemple la force de substitute, film lui aussi parfois flou, c’était de faire se rencontrer solitude et agitation extrème, vikash et la coupe du monde, le sport. La tete et les jambes>. Ici on se balade d’évidences en evidences. Un malade cloitré dans une chambre d’hopital se sent forcément seul. La voix off ratée, monologue intérieur recurrent, ressasse un humanisme cheap permanent. L’apitoiement est constant parfois contrebalancé par des allusions chrétiennes , la vie est plus belle que tout. Blabla. Hésite entre les regrets et carpe diem

Dans le récit de la maladie ce n’est pas la libérté éteinte qui intéresse mais bien la puissance qui subsiste. Le film l’oublie constamment et se contente de faire ressurgir à tour de bras les moments de bonheur passé dans des flash back nombreux et improbables/
Quelques scénes, sauveraient Presque le film. Les moments d’apprentissage, dialogues balbutiants entre la thérapeute mignonne et Amalric, à coups d’alphabet récité et interrompu, sont très beaux. Pas mal; ca doit étre une métaphore pour le travail d’écriture
D’autant plus appréciable qu’autour il y a du vide, c’est mis en valeur tu vois.

À un moment pourtant on croit au miracle, mais meme lorsque le réalisateur fait l’éloge de l’imagination il se contente de montrer à l’écran de grandiloquentes cartes postales, l’handicapé aimait bien faire l’amour sur la plage avant son accident,, l’handicapé aimait bien faire du ski quand il avait des jambes, L’HAndicapé allait parfois avec des meufs dans un photomaton pour faire des sourires./ Au restaurant l’handicapé rejouait parfois la scene des aristochats avec ses maitresses.
etc on ne recule devant rien.
Seul face à la mer, je n’ai qu’une seule vie. Calogéro et Passi mec
Des passages du livre sont lus, c’est digne de la production littéraire francaise du moment. Sans surprise Musso et Jardin et Lévynase

Le film se déroule en bord de mer parce que la mer c’est poétique. Un phare guide Jean Dom bauby, des plans ridicules le montrent seul sur son fauteuil perdu au milieu de l’océan ; c’est atterant. On hésite pas à le montrer sur son fauteuil, le visage déformé, devant des décor de carte postales bretonnes en espérant faire couler les larmes en carton. C’est rate oh que oui

C’est comme si tout d’un coup après son accident le héros se voyait doté d’un don, il a le recul et un message à délivrer/ maintenant qu’il est défait de cette vie mondaine il a le temps de donner ses consignes à l’humanité assemblée devant lui/ il aurait crevé en silence on ne lui en aurait pas voulu. C’est vraiment un film de salaud, le mec se ment toute sa vie et puis il lui arrive une merde alors il se met à réfléchir, trop tard. Tu n’iras pas au paradis;

Conclusion
J’ai pas trop aimé ce film.
Je m’attendais à un film comme le diable s’habille en prada, ca devait parler de mode et je vous avoue que je suis bien décu. Bon maintenant que Bobby est mort reste plus qu’à aller défoncer Schnabel. Plus jamais ca/

CLICHÉS
Les jupes se soulevent dans le vent
Les églises sont enfumées et ressemblent à des temples moyenangeux
Les néons font ressembler Lourdes à times square MTV

La fin est révoltante d’amour est plus fort que la maladie
Les papillons devraient plutot aller se faire foutre

On surfe sur la tendance mannequins trop maigres, otages emprisonnés. Au Flore.

Le film est pétri de clichés. parmi les plus détestables / le fantasme de l’infirmière, maternelle et sexy qui est sans cesse lourdement repris.+ Le médecin méchant qui abuse de son pouvoir et méprise le malade.

PATHOS scene de dialogue entre le père et le fils tous deux infirmes
PATHOS Prisonnier de son corps INCONTROLABLE patchwork du meilleur du cinema francais

Le film n’est pas digne, le film n’est pas éduqué. Ne prend aucun recul et ne s’éléve jamais au dela de la poésie bon marché des skyblog.

Va voir un clip de grand corps malade, ca dit la meme chose et c’est moins long/.

Des chemises en carreaux sous les blouses.

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